| Def Bond - Love - Chronique par Frédéric Bonnet A.k.a KaZer | |
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Autant le dire tout de suite, je ne suis pas un grand amateur de R’N’B, loin s’en faut. Pourtant, me voilà en train de chroniquer le dernier album de Def Bond : "Love". Pourquoi cet intérêt me direz-vous? Par respect pour un artiste qui affiche une vingtaine d’années de carrière musicale en premier lieu. Par respect de la musique qu’il a eu l’habitude de proposer. Par curiosité, enfin, quand j’ai appris que Def se mettait au chant.
Dès la première écoute, mon impression était de me dire que l’album était bien produit. Def himself livre 11 prods sur les 16 titres que compte l’album; ce qui mérite un premier coup de chapeau. Son acolyte Faf Larage en signe 3 et a participé aux arrangements et mixage ce qui laisse présager de la qualité du produit quand on connaît les qualités de travail du frère de Shurik’n. Deuxième impression : Def au chant, ça le fait. On pouvait déjà remarquer des qualités de voix sur ses morceaux rap, il est évident que celle-ci est bien plus mise en avant sur des morceaux R’N’B. L’album fait du bien. Aux oreilles tout d’abord, et c’est bien là le plus important. Au coeur également, car «Love» nous offre un petit moment de douceur dans un monde de brutes.
Pour faire simple, si je devais prendre une feuille de papier et classer les morceaux en 2 colonnes «j’aime» et «j’aime moins», on y trouverait le résultat suivant : J’aime : «Révélation», «Toi ou personne», «Belle gosse», «Au café des anges», «J’m’en fous», «Shining star», «A la one again funky», «Corps et âme», «Slow jam 90» (celui qui n’emballe pas sur ce titre est bon pour la casse !), «Compte sur moi», «Vivre ma vie» (11 morceaux) J’aime moins : «Pour que ça n’arrive plus», «Si les murs parlaient», «Pour une autre femme», «Si j’ai bien vu» et «Les lèvres de Lise» (5 morceaux) Une chose est sûre : Rares sont les albums de ces dernières années où j’ai aimé plus des 2/3 des titres!
Bref, l’album mérite vraiment l’intérêt. Ecoutez «Love», pensez «Love» et faites «Love», le monde ne s’en portera que mieux...
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