| Scylla-Marqué au Fer (Bleu blanc) rouge | |
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1er couplet : Ca y est le jour se lève déjà sous un grand ciel gris Encore une nuit que j'ai passée à écrire et plancher ce disque Mon esprit a fui la terre, un big up à Alien Dès que je l'ai entendue cette mélodie m'a mis la fièvre Elle m'a fait penser à ces textes ineffaçables Aux morceaux que je faisais taper dans mes walkmans extraplats Ces couplets anthologiques qui débarquaient de l'espace Ils faisaient voyager les cœurs de masses de jeunes en Première Classe Le rap était mon paradis, il inspira ma life, Et aujourd'hui encore les mots sont mon Invincible Armada A cette époque c'est vrai j'avais la fougue juvénile J'étais le type d'enfant seul un peu amoureux d'une énigme Pourquoi le ciel est bleu? Pourquoi l'on vit mieux à 2? Pourquoi l'argent et le pouvoir rendent les amis dangereux? Le genre de pressions qui te font mal au bide Puis toujours cette même question, est-ce donc ça nos vies? Refrain : Ne t'inquiète pas je n'ai pas oublié mes classiques Les années qui ont passé n'ont jamais rouillé les machines Je garderai en mémoire ces textes bâtis pour les ombres Parce que chaque titre a mis le mal qui m’habite sous les bombes Ne cherche vraiment pas à comprendre quel est le pacte qui m'y lie man Ecoute et tu en apercevras les traces subliminales Ceux qui savent en ont le cœur marqué au fer rouge "Par leur feu, j' transforme mes douleurs en œuvres d'art" 2ème couplet : Mon cœur, mes textes comme les temps, sont durs, Mais qu'est-ce tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent J'ai l'âme triste et la bouche mal dressée J'ai commencé par croire que l'amour nous a rayés Je marche avec les miens parce que j'ai besoin de ce goût d'amitié De cet aspect humain, tempérament Kunta Kinté Des gens qui me sont fidèles pour moi c'est principal Sans quoi je risque de subir la loi du point final On marche ou crève dans cette saison blanche et sèche Des substances illicites ont vite habité le sang des frères Ils sont sur des rails à se tuer et se complaindre, Pour certains ça fait un bail qu'un nuage de fumée les contient Ils prennent goût aux vices faciles C'est un esclavage moderne, un retour aux pyramides Imagine, qu'ils aiment juste le diable J'avoue quelque fois leur haine est justifiable Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse? Qu'est-ce que tu veux que je te dise? Il fait 100 degrés à l'ombre là où crèche le peu qu'ils puisent Ils restent là à prétendre que le mal est fait Et nous, dis-moi, qu'est-ce qu'on attend pour leur dire "arrêtez"? Refrain 3ème couplet : Aujourd'hui c'est moi qui boxe avec les mots à suriner la vibe Et à chacun de mes posages, j'ai la furie et la foi Je lève mon verre à ceux qui parlent ou qui soutiennent mes hématomes Après 10 ans d’pratique n’y a aucun doute, c'est ma cause Il y a toujours un brin de haine, hostile mais pas si gore Du venin dans les veines, je viens crier shoota Babylone A chaque texte je veux être 3x plus efficace Je suis une machine à écrire, pas à grailler des pipas Ca ne me fait pas marrer que certains veuillent me voir en mode tombal Le rap est une mission suicide où je risque le choc frontal Le mauvais œil y est abusif, c'est vénal Si tu veux manger ne fût-ce qu'un peu, faut courir plus vite que les balles Ma muse, elle est cruelle à vie Mais je veux qu'elle place tous les jeunes de l'univers "rue du paradis" Elle est ma passion, je la prends comme elle vient Je préfère vivre un jour comme un lion que 100 comme un chien Refrain |
















